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sabato 17 novembre 2007

Emprisonnés par les routes de l’Apartheid. 4ème manifestation non-violente contre la route d’Apartheid 443

Apartheid Masked as Peace. 15.11.07. Une 4ème manifestation non-violente contre la route d’Apartheid 443 a eu lieu aujourd’hui. 150 Palestiniens et internationaux ont marché sur le côté de la route pour protester contre le système d’apartheid israélien, dont fait partie la route 443. Même si la route 443 est située en Cisjordanie, et que son élargissement a été construit sur des terres palestiniennes confisquées, les Palestiniens ne sont pas autorisés à l’utiliser. Le système de routes séparées est devenu un symbole du système d’apartheid dans les territoires occupés, qui traite les Palestiniens comme une population inférieure. Un autre exemple du système d’apartheid le système judiciaire en vertu duquel les Palestiniens sont maintenus sous loi militaire et peuvent être détenus pendant de longues périodes sans inculpation, tandis que les Israéliens bénéficient de tous les privilèges du droit civil.

151107 apartheid road

L’armée israélienne a tenté d’arrêter par la force le cortège, mais les manifestants ont réussi à atteindre le bord de la route et ils ont pû protester pendant environ une heure et transmettre leur message aux conducteurs des véhicules. La moitié des manifestants étaient des jeunes qui n’avaient pas de cours puisque la journée était fériée. À la fin de la protestation certains des jeunes ont grimpé à un lampadaire et y ont accroché un drapeau palestinien. La police israélienne a empêché des activistes israéliens de se joindre à la manifestation en installant un barrage routier, ce qui a créé un énorme embouteillage. À la fin de la protestation, environ 25 hommes se sont agenouillés et ont prié à côté des soldats, les soldats ont parfois poussé les hommes en prière.

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venerdì 5 ottobre 2007

Israël poursuit le maillage routier des colonies juives en Cisjordanie

Michel Bôle-Richard, Le Monde, 06/10/07. En sortant du bloc de colonies de Goush Etzion, au sud de Bethléem, la route 60, le grand axe qui traverse la Cisjordanie du nord au sud, serpente entre les villages palestiniens avant d'atteindre la périphérie d'Hébron. Afin de remédier à cet inconvénient, les autorités israéliennes ont décidé de construire une nouvelle route, sur 8 kilomètres, qui, à l'avenir, permettra de rattacher la région d'Hébron à Goush Etzion. Les colons pourront ainsi librement circuler sur cette nouvelle voie. Les Palestiniens, eux, devront emprunter l'ancienne route 60. Le projet, déjà existant mais qui vient d'être réactivé à la demande des colons, inquiète énormément les populations palestiniennes situées sur le tronçon, car l'accès à leurs terres sera entravé et leur liberté de circulation réduite. "Pour moi, cela s'appelle l'apartheid. Tout cela est la preuve de ce que les Israéliens n'abandonneront jamais la Cisjordanie. Ils considèrent que c'est à eux, et les colons disent que nous n'aurons jamais la paix, que notre place est en Jordanie", raconte, début octobre, Saïd Madheh, enseignant en retraite. Il explique également qu'il n'a plus accès à ses terres, à proximité de la colonie de Karmi Zur. "Elle ne cesse de s'étendre et si, demain, cette nouvelle route est construite, toute cette région fertile sera coupée en deux. L'objectif est de relier les colonies entre elles en laissant les Palestiniens de côté", ajoute-t-il.

CONFISCATION DE TERRES

En effet, les habitants craignent qu'à l'avenir, la route 60 soit coupée à l'entrée de Goush Etzion et qu'ils soient contraints d'emprunter la petite route 356 pour se rendre à Bethléem et à Jérusalem : ce qui constitue un énorme détour, sur une route étroite et accidentée.

La "60 bis", large de 20 m, gèlera de fait une section de 160 m de large, soit 326 hectares de cultures, selon les chiffres fournis par l'OCHA, l'Office de coordination des affaires humanitaires de l'ONU. Au passage, elle empiétera sur un site archéologique, occupera une partie du cimetière du camp de réfugiés d'Al-Arrub, écornera une réserve naturelle, sectionnera les champs d'une école agricole, contraindra à démolir plusieurs maisons, et coupera une quinzaine de chemins agricoles permettant d'exploiter les cultures. Des tunnels sont prévus, mais les paysans craignent qu'ils ne soient pas suffisamment larges et leur compliquent la vie pour se rendre sur leurs champs. Un immense pont surélevé est prévu à la hauteur du camp d'Al-Arrub. Ce qui inquiète énormément Issa Abu Kheiran, le responsable de ce camp de réfugiés de 7 000 personnes. "Des centaines d'arbres ont déjà été coupés. La route va passer tout près de l'école secondaire. Les gens commencent à se mobiliser. Ils veulent nous encercler. Ils ne veulent pas que l'on construise, que l'on cultive nos terres. Nous ne nous laisserons pas faire", dit-il.

Des responsables de la municipalité d'Halhul ont saisi la justice israélienne lorsque des ordres de confiscation de terres ont été notifiés. Une audition a eu lieu le 22 juillet. Le tribunal a demandé qu'une enquête approfondie soit effectuée afin de lui permettre de statuer. Moussa Makhamreh, l'avocat, s'efforce de recueillir des témoignages pour dénoncer ce projet.

Hussein Mourab, ingénieur de Halhul, explique que cette nouvelle route est un désastre pour la région et qu'il faut reconsidérer son bien-fondé et sa conception. Mais il est clair que la "60 bis" n'a d'autre objectif que de désenclaver les colonies de Migdal Oz et de Karmi Zur ainsi que de permettre aux colons de Kiryat Arba, à proximité d'Hébron, de circuler en toute tranquillité sur les terres de Judée et de rejoindre Goush Etzion et Jérusalem sans côtoyer de Palestiniens.

Michel Bôle-Richard
Article paru dans l'édition du 06.10.07.

giovedì 6 settembre 2007

Candy at the checkpoint

Amira Hass, Haaretz, Saturday night, the Hawara checkpoint is closed. Nablus is under quarantine [curfew] until the morning. But one car leaves Nablus for Ramallah, carrying senior Palestinian Authority officials, after they coordinated this with the IDF. The VIP passengers in the vehicle are returning from a special dinner. Leaving Nablus at night is a luxury that ordinary people do without. The leaders, who represent a ruling class that is party to the negotiations for an enclave-state, are happy to receive the candy that Israel distributes to them and still do not comprehend why their people despise them.

I
t is Saturday morning at the Beit El checkpoint for VIPs (PA senior officials, employees of international organizations, Israeli and foreign journalists). The young soldier chastises an Israeli journalist: "It is really unfortunate, the things that a Jewish woman does on the Sabbath in Ramallah, on the other side."

His cheek and paternalistic tone draw a response: "It is unfortunate that a young person like you is standing here, defending the occupation."

As expected the soldier is not convinced: "I am not defending the occupation. I am defending Beit El."

"Precisely, you are defending the excessive privileges of Jews."

"No," he responds, "My father fought in the war of independence. Serving here, I carry on what he started."


I
t's noon on Thursday and Khaled, a lawyer, noticed immediately: The older soldier checking IDs at the Za'atra checkpoing - south of Nablus - is being nice to people. The soldier looked inside the car, saw the three children, smiled and gave them candy.

Khaled's first impulse was to refuse the sweets. Later he decided to give the soldier a break and not explain that the candy and the politeness do not alter the reality: this checkpoint, at the foothill of the sprawling settlement of Tapuah, is part of the whole complex of fences along roads, obstacles in side roads and dislocation of villages from their land and often isolating Palestinians living in the northern West Bank from the south.

The checkpoints in the West Bank are the focus of attention in Israel, especially when the army or the defense minister promises to lift a few. Indeed, compared to 2002 and 2004, the number of checkpoints has shrunk, but only after Israel achieved its objective: enforcing a separate system of transportation - the best quality roads for the Jews and the settlements, and the worst kind for the Palestinians.

A
s construction of the separate road network, the separation fence and the checkpoints (the large land bandits) is nearing completion, it is possible to lift a few checkpoints. It is not the amount that counts but Israel's success in shrinking the number of exits from every Palestinian district and redirecting Palestinian traffic to the few roads linking each enclave.

Guaranteed "free" movement is diverted away from the Jewish territorial contiguity created in the occupied West Bank over the past 17 years.

Saturday, three in the afternoon. Several hundred people are crowding at the Hawara checkpoint on their way out of Nablus. The rate of crossing is one person every three minutes. Estimated waiting time is at least two hours.

People are standing in the heat, most of them quiet but angry. Some whisper a prayer, others sigh. As always it seems that when the pressure is on, the soldiers move even slower.

The endless talk about "lifting checkpoints" makes redundant for most media and their consumers the debate over the role of the checkpoints. The stubborn work of Machsom Watch is sometimes effective, and occasionally one especially brutal confrontation with an Israel Defense Forces soldier is covered in the daily newspapers. But the routine of the checkpoints, which robs from the Palestinians hundreds of thousand of hours of life and energy every day, completely evades the Israeli media. This loss of time is a much more effective weapon than any artillery shell in draining the Palestinian people, until they agree to a solution of an enclave-state