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mercoledì 12 dicembre 2007

Israeli Forces Move Into Gaza

STEVEN ERLANGER, The New York Times, 12.12.07. Mr. Olmert has said that any final agreement with Mr. Abbas will not be put into effect until the first stage of the peace plan has been completed, as judged by the United States, and Gaza has returned to the control of Mr. Abbas.

lunedì 3 dicembre 2007

Le test du cigare de Lieberman Avigdor Lieberman's settler friends can relax

Akiva Eldar, Haaretz, 3.12.07. Après Annapolis, les ambiguïtés du gouvernement Olmert. Trois tests qui révéleraient ses véritables intentions. Il semble que, pour l’instant du moins, Lieberman et ses amis colons peuvent dormir tranquilles. Les preneurs de décisions [les ministres israéliens] ont-ils tiré les leçons des échecs précédents, ou bien conduisent-ils (involontairement ou délibérément), au pire, à un régime d’apartheid, comme Olmert l’a déclaré lui-même, ou à un autre cycle de violences ? Voici trois tests pour nous aider à résoudre cette énigme.

1. Le test des positions d’ouverture des négociations

Avant même le début des pourparlers sur un accord définitif, le gouvernement doit clarifier ses positions d’ouverture sur chacun des points essentiels. S’il adopte l’approche selon laquelle les Palestiniens doivent se contenter de la clôture de sécurité comme frontière politique, accepter la souveraineté d’Israël sur le Mont du Temple et effacer totalement tout rappel du retour des réfugiés, nous pouvons économiser les frais entraînés par la mise en place d’une Administration de la paix.

Mahmoud Abbas et la direction palestinienne, qui a émergé d’Annapolis avec la mission de mener les négociations sur un accord de paix, est bien plus faible que la délégation emmenée par Yasser Arafat à Camp David en juillet 2000. Après sept ans de « pas de partenaire », la destruction des infrastructures du gouvernement central palestinien, la victoire du Hamas et la perte de Gaza, la marge de manœuvre du Fatah est très réduite.

Mahmoud Abbas ne peut pas se permettre de renoncer à un seul centimètre carré de plus qu’Arafat (les lignes de 1967), avec des ajustements de frontières sur la base de l’égalité et de l’accord mutuel des deux parties. Sur Jérusalem et les réfugiés, il ne servirait à rien de proposer aux Palestiniens moins que ce que le plan Clinton offrait en décembre 2000 [2]

2. Le test du tissu social

Les principes d’Annapolis renvoient les parties à la formule de Rabin : mener les négociations comme s’il n’y avait pas de terrorisme et combattre le terrorisme comme s’il n’y avait pas de négociations. Toutefois, l’expérience du processus d’Oslo nous enseigne qu’un canal diplomatique n’a aucune valeur s’il ne s’accompagne pas d’une amélioration pour la population occupée par Israël. Les limites imposées à la circulation, les expropriations pour la construction de la clôture aussi bien que pour les colons, les assassinats et les arrestations massives sapent le soutien de l’opinion palestinienne à Abbas, et réduisent encore sa marge de manœuvre, déjà étroite. Le démantèlement des colonies dites sauvages, un gel total de la construction dans les colonies, sans se cacher derrière son petit doigt (appel aux notions de « croissance et d’expansion naturelles »), et une application totale des recommandations du rapport Sasson sur les colonies sauvages ont toujours constitué le test des intentions du gouvernement israélien [3].

3. Le test du chef d’équipe

Au sein de l’état-major, nombreux sont les généraux qui partagent toujours la conception de « l’assèchement de la motivation » des Palestiniens qui avait cours sous Shaul Mofaz et Moshe Ya’alon. Dans les départements planification et renseignement, aussi bien qu’au bureau de liaison diplomatie-sécurité du ministère de la défense, on dit et l’on écrit que si l’armée devait se retirer de la Cisjordanie, nous serions obligés de protéger les maisons de Kfar Saba (ville proche de Tel-Aviv et près de la ligne Verte) des tirs de roquettes.

Si cela ne tenait qu’à eux, l’armée retournerait à Gaza. Ils n’ont aucune empathie pour le côté palestinien et ne pensent pas que des gestes généreux ni même un accord de paix feraient que les services de sécurité palestiniens remplaceraient convenablement les forces israéliennes dans les territoires. Or, bien qu’Olmert dise qu’il n’est pas impressionné par les scénarios d’horreur de l’establishment militaire, il envisage de nommer un ancien membre dudit establishment à la tête de l’administration de la paix, un homme qui, depuis des années, s’est habitué à voir les Arabes à travers une lunette de tir.

Lieberman n’est pas un imbécile. Après Annapolis, comme avant, il ne se presse pas de quitter le gouvernement. Tant qu’il peut fumer tranquillement ses cigares, ses amis de la colonie de Nokdim peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

[1] Texte : ->http://www.lapaixmaintenant.org/article1725]

[2] Paramètres Clinton (résumé, sur les 3 principaux problèmes. Source : "Israël et Palestine : Plans de paix et propositions - d’Oslo au désengagement" par le Pr Galia Golan - pas d’éditeur pour l’instant). Ces paramètres ont été présentés par Clinton aux 2 parties comme non négociables, après l’échec de Camp David.
- Frontières : Israël se retire de 94 à 96% de la Cisjordanie, et échange territorial égal à 1 à 3% de la Cisjordanie qui viendrait compenser les Palestiniens.
- Réfugiés : deux propositions, toutes les deux fondées sur l’idée que la question des réfugiés devait être résolue, en gros, dans le cadre de l’Etat palestinien. La formule pouvait être, soit une reconnaissance par les deux partie du "droit au retour des réfugiés dans la Palestine historique", soit le "droit des réfugiés palestiniens à leur patrie". Dans un cas comme dans l’autre, il n’y aurait aucune ambiguïté quant au lieu où s’exercerait ce droit : ce serait Israël qui, d’après Clinton, avait le droit de déterminer sa politique d’immigration et de préserver son caractère juif. Supposant qu’Israël pourrait autoriser un petit nombre de réfugiés à entrer, il proposa cinq options, souvent discutées par le passé : "retour" dans l’Etat palestinien ; "retour" dans les zones transférées aux Palestiniens dans le cadre des échanges de territoires ; intégration dans les pays où ils se trouvaient actuellement ; réinstallation dans un pays tiers ; admission en Israël. Ces trois dernières options dépendraient de la politique d’immigration de chaque pays concerné, y compris Israël. La priorité serait donnée aux réfugiés du Liban, dont le sort était peut-être le pire, et dont la plupart avaient de la famille qui vivait toujours en Galilée (Israël). Prises dans leur globalité, ces dispositions étaient considérées comme une application de la résolution 194.
- Jérusalem : Les idées de Clinton ne tenaient aucun compte des arrangements géographiques compliqués imaginés par les Israéliens à Camp David, et allaient clairement dans le sens des exigences palestiniennes. Très simplement, Clinton suggéra : les quartiers arabes seraient sous souveraineté palestinienne et les quartiers juifs sous souveraineté israélienne(...). Les Palestiniens auraient réellement leur capitale à Jérusalem, et Israël, ainsi que le présenta Clinton, obtiendrait enfin la reconnaissance d’une grande partie de Jérusalem en tant que capitale de l’Etat d’Israël.

[3] Rapport Sasson : voir l’édito d’Ha’aretz "Fini de jouer"

Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant


Israel's Premier Rejects Peace Deadline

JERUSALEM (AP) 3.12.07. Prime Minister Ehud Olmert said Sunday that Israel is not bound by a December 2008 target for a peace agreement set at last week's U.S.-hosted Mideast summit, telling his Cabinet that progress will depend on the Palestinians' ability to rein in militants.

The comments reflected Olmert's internal political weakness. Hard-liners have threatened to bring down his coalition government if he makes too many concessions in peace talks with the Palestinians. Olmert spoke a day before Israel was set to release 429 Palestinian prisoners in a gesture to moderate President Mahmoud Abbas, a step that has drawn criticism from the same hard-line members of Olmert's Cabinet.

In a message that could further anger Israeli hawks, Olmert's defense minister, Ehud Barak, said he supports a measure to give compensation to Jewish settlers in the West Bank who leave their homes voluntarily, according to the Defense Ministry.

The measure would apply to settlements outside Israel's separation barrier along the West Bank. The contentious barrier is meant to enclose main settlement blocs Israel plans to retain in a peace agreement, where two-thirds of the settlers live. The others, about 80,000, could claim compensation if they leave.

Settler leaders condemned the proposal. They oppose any building freeze or evacuation of settlements, even unauthorized outposts that dot West Bank hilltops.

The 2003 "road map" peace plan, reaffirmed at the Annapolis summit, requires Israel to remove dozens of outposts and halt all construction in the settlements.

Although Olmert's coalition is strong on paper, commanding 78 of parliament's 120 seats, it threatens to collapse over peace talks. Two parties in the five-party team oppose almost all concessions to the Palestinians, especially giving up West Bank territory or control over any part of Jerusalem.

At the Mideast conference sponsored by President Bush, the leaders agreed that "an effort will be made to hold accelerated negotiations in the hope that it will be possible to conclude them in 2008," Olmert told his Cabinet, according to a statement. He added, "However, there is no commitment to a specific timetable regarding these negotiations." The target coincides with the end of Bush's term.

"Israel will not have to carry out any commitment stemming from the agreement before all of the road map commitments are met," Olmert told his Cabinet.

giovedì 29 novembre 2007

Rice: "Al via negoziati per la pace" Ma Olmert: "Difficile la scadenza 2008"

la Repubblica, 28.11.07.A poche ore dalla conclusione della Conferenza, il premier israeliano ha però messo le mani avanti, avvertendo che potrebbe non essere rispettato il termine pattuito - arrivare cioè ad un accordo di pace complessivo entro la fine del 2008 - anche se nessuno sforzo va lesinato. "Non stiamo cercando di dare a intendere che un'intesa possa essere trovata entro una settimana o entro un anno", ha spiegato il premier israeliano, intervistato dalla radio pubblica israeliana, "ma da qualche parte occorre pur cominciare. E noi siamo impegnati, assolutamente", ha puntualizzato, "a contribuire a far partire il negoziato. Non vogliamo perdere tempo, non vogliamo guadagnarne. Vogliamo andare avanti", ha sottolineato.

domenica 14 ottobre 2007

L'administration Bush est divisée sur le dossier israélo-palestinien


AP/IVAN SEKRETAREV
Condoleezza Rice le 12 octobre
à Moscou, avant sa tournée
du Proche-Orient.



Sylvain Cypel New York Correspondant, Le Monde, 14.10.07. Depuis l'intervention israélienne au Liban, à l'été 2006, peu appréciée par la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, les tensions entre Mme Rice et Jérusalem sont récurrentes. Lors d'une visite, elle a évoqué la "ségrégation" que subissent les Palestiniens. Puis, la décision israélienne de décréter Gaza "entité ennemie" sans consultation l'a irritée. Le 11 septembre, le département d'Etat a demandé à Israël des "éclaircissements" sur de récentes confiscations de terres palestiniennes : un geste d'autant plus remarqué que ces confiscations fréquentes sont très rarement critiquées par Washington.

Les difficultés existent aussi du côté des Palestiniens. Ceux-ci exigent que la conférence soit le prélude à des négociations sur le "statut final" d'un Etat palestinien. Entre le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui demande "la fin de l'occupation" israélienne et le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, qui n'envisage pas d'accord final "avant vingt ou trente ans" (le 23 septembre), l'ambition de Mme Rice - un succès diplomatique américain avant la fin de l'administration Bush - semble une gageure.

D'autant qu'elle se heurte à de fortes réticences au sein de cette administration. L'offensive "anti-Condi" est menée par le vice-président, Dick Cheney, et l'adjoint du conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, Elliott Abrams. Elle est relayée par John Bolton, ancien ambassadeur à l'ONU, et par des chroniqueurs "ultras" sur l'Iran, la Syrie et la Palestine, tel Bret Stephens du Wall Street Journal, ex-rédacteur en chef du Jerusalem Post.

La "tendance Cheney" apparaît aujourd'hui la plus favorable à une intervention américaine en Iran avant la fin du mandat de George Bush. Pour elle, promouvoir le dossier palestinien est au mieux une illusion et plus sûrement un danger, si cela se traduit par une ouverture vis-à-vis de la Syrie, alliée à l'Iran.

Avant son déplacement, un affrontement sévère a opposé Mme Rice au vice-président au sujet du bombardement par l'aviation israélienne, le 6 septembre, d'un site syrien. Les Israéliens disent avoir auparavant présenté aux Américains des données "spectaculaires". Le site syrien aurait abrité du matériau nucléaire livré par la Corée du Nord à Damas. M. Cheney a jugé ces informations fiables ; Mme Rice les a trouvées peu convaincantes. Elle aurait bénéficié, sur ce point, du soutien de Robert Gates, le secrétaire à la défense.

Or M. Abbas et le roi Abdallah d'Arabie ont fait savoir aux Américains qu'ils doivent inviter Damas à la conférence sur le Proche-Orient. Quitte à ce que les Syriens déclinent l'invitation si la fin de l'occupation par Israël du plateau du Golan ne figure pas à l'ordre du jour.

Malgré ces difficultés, Robert Malley, ancien conseiller du président Bill Clinton, est plutôt confiant, pour une raison paradoxale : les trois protagonistes sont politiquement affaiblis. "Une conférence internationale ne créera pas instantanément l'Etat palestinien, estime-t-il. Mais si Bush peut dire : "Pour la première fois depuis Oslo (1993), nous avons un accord" ; si Abbas peut dire : "Pour la première fois, nous avons une vraie perspective sous égide internationale", et si Olmert peut dire : "Nous avons enfin un partenaire pour sortir de la violence", tous trois pourrons crier au succès et tous en ont besoin."

Sylvain Cypel
Article paru dans l'édition du 14.10.07.